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beehiiv ou Substack : lequel choisir pour une newsletter

beehiiv facture l'outil, Substack prélève une part des abonnements payants. Modèle économique, export de la liste, domaine et site comparés avec sources.

beehiiv et Substack servent tous deux à écrire une lettre, à l'envoyer par e-mail et à la publier sur un site. La ressemblance s'arrête vite. Substack ne fait rien payer pour publier, mais prélève une part de chaque abonnement payant. beehiiv vend des forfaits mensuels et annonce ne prendre aucune commission sur les abonnements. Ce choix de modèle pèse plus lourd que la liste des fonctions, parce qu'il détermine qui paie, quand, et combien à mesure que la lettre grandit.

Cette page compare les deux plateformes sur ce qui change vraiment la décision : le coût selon le stade du projet, la maîtrise de la liste d'abonnés, le domaine et le site, puis le travail d'équipe. Les prix et les limites cités viennent des pages officielles consultées le 30 octobre 2026.

La réponse courte

Si vous démarrez une lettre gratuite, sans équipe, et que vous voulez surtout écrire, Substack suffit. Il ne coûte rien tant que vous ne vendez pas d'abonnement, et sa commission ne s'applique qu'aux paiements encaissés.[3] beehiiv propose aussi un forfait gratuit jusqu'à 2 500 abonnés, avec des envois illimités.[1] Les deux options se valent donc tant qu'aucun lecteur ne paie.

L'écart apparaît avec la monétisation et l'organisation. beehiiv convient mieux à qui veut vendre des abonnements sans céder un pourcentage, administrer plusieurs publications, travailler à plusieurs ou garder la main sur la présentation du site. Substack reste plus simple pour un auteur seul qui accepte une part prélevée sur ses recettes en échange d'une plateforme gratuite.

Deux modèles économiques opposés

Sur Substack, publier est gratuit, quel que soit le nombre d'abonnés. Dès que vous activez les abonnements payants, Substack prend 10 % de chaque transaction. Stripe ajoute ses propres frais : 2,9 % plus 0,30 $ par transaction par carte, et des frais de facturation de 0,7 % sur les paiements récurrents, selon la page d'aide de Substack.[3] Ces montants sont exprimés pour un compte Stripe américain ; les frais varient selon le pays du compte et le moyen de paiement.

Sur beehiiv, la grille affichée pour 1 000 abonnés indique Free à 0 $, Lite à 49 $ par mois et Pro à 95 $ par mois, en facturation annuelle.[1] Le prix augmente avec le nombre d'abonnés : il faut refaire le calcul avec votre volume dans le sélecteur de la page tarifaire. beehiiv indique ne prélever aucune part sur les abonnements payants et les produits numériques. Les frais standard de Stripe restent dus, soit 2,9 % plus 0,30 $ par transaction d'après la FAQ tarifaire.[1] Les abonnements payants figurent dans le forfait Lite, pas dans Free.[1]

Le calcul de base est donc simple. Avec un forfait Lite à 49 $ par mois, la commission de 10 % de Substack coûte la même somme quand les abonnements encaissés atteignent 490 $ par mois. En dessous de ce seuil, la part prélevée par Substack revient moins cher que le forfait. Au-dessus, le forfait fixe devient plus avantageux, à condition que le palier d'abonnés de beehiiv corresponde au vôtre. Ce seuil sert à comparer deux factures. Il ne dit rien de ce qu'une lettre peut rapporter.

CritèrebeehiivSubstack
Coût pour publier gratuitementFree à 0 $, jusqu'à 2 500 abonnés[1]Gratuit sans limite d'abonnés[3]
Abonnements payantsÀ partir de Lite, 0 % de commission beehiiv[1]10 % de chaque transaction[3]
Frais de paiementFrais Stripe en plus[1]Frais Stripe en plus[3]
Plafond d'envoisEnvois illimités sur tous les forfaits[1]Aucun plafond indiqué sur la page tarifaire consultée
Domaine personnaliséSelon le forfait, à vérifier dans la grilleFrais unique de 50 $[4]

Propriété de la liste et sortie

Substack affirme que l'auteur possède ses contenus et sa liste d'abonnés.[2] Dans les faits, la liste s'exporte depuis la page Subscribers, en CSV, avec toutes les colonnes ou seulement les colonnes visibles. La même page d'aide précise qu'il n'est pas possible d'exporter un fichier contenant le nom complet des abonnés.[5] Si vous collectez des noms pour personnaliser vos envois, ce point compte avant une migration.

Côté beehiiv, la page tarifaire compte les abonnés par adresse e-mail unique et inclut une API et des intégrations dès le forfait Free.[1] L'export reste à vérifier vous-même pendant la période gratuite. La règle vaut pour les deux outils : téléchargez un export dès la première semaine, ouvrez le fichier et contrôlez qu'il contient les statuts, les dates d'inscription et le type d'abonnement. Le guide pour choisir une plateforme de newsletter détaille cette vérification.

Les abonnés payants posent une question à part. Sur les deux plateformes, le paiement passe par Stripe. Avant de lancer une offre payante, demandez au support ce qui arrive aux abonnements en cours si vous partez. Une liste d'adresses se déplace facilement, des prélèvements récurrents beaucoup moins.

Domaine, site et marque

Substack facture 50 $ une seule fois pour relier un domaine personnalisé. Vous devez déjà posséder le domaine, Substack n'en vend pas. La publication doit être servie sur un sous-domaine comme www, avec une redirection possible depuis le domaine nu. Point souvent ignoré : même avec un domaine personnalisé, les e-mails partent toujours d'une adresse en @substack.com.[4] Votre lettre garde donc l'identité de Substack dans la boîte de réception.

beehiiv inclut le site web, les pages d'atterrissage et les modèles d'e-mail sur tous les forfaits.[1] Le retrait de la marque beehiiv n'est proposé qu'à partir de Pro ; Free et Lite la conservent.[1] Si l'apparence de marque est une exigence, comptez donc le prix de Pro et pas celui de Lite.

beehiiv annonce un réseau de recommandations entre newsletters sur tous ses forfaits.[1] Ce réseau ne garantit pas d'abonnés : c'est un canal à essayer, pas une audience à inscrire dans un budget.

Travail à plusieurs et publications multiples

beehiiv fixe des limites claires par forfait : 1 siège et 1 publication en Free, 2 sièges et 3 publications en Lite, 10 sièges et 10 publications en Pro. L'historique des statistiques passe de 30 jours en Free à 12 mois en Lite, puis devient illimité en Pro.[1] Un petit média qui publie trois lettres avec deux personnes tient dans Lite ; au-delà, Pro devient nécessaire bien avant que le volume d'envoi pose problème.

Les pages Substack consultées ne publient pas de grille équivalente, puisque l'outil ne vend pas de forfaits. Pour une seule lettre tenue par une seule personne, cette absence de paliers est plutôt un confort. Pour plusieurs titres, des rôles distincts et des statistiques sur une longue période, la grille de beehiiv dit plus clairement ce que vous obtenez à chaque prix.

Monétisation au-delà de l'abonnement

beehiiv propose, en plus des abonnements, un réseau publicitaire, une vitrine pour vendre ses propres sponsorisations et des produits numériques.[1][6] Le réseau publicitaire est disponible à partir de Lite selon la grille. beehiiv indique que l'éditeur choisit les offres qu'il publie.[6] Côté abonnements, la page de monétisation mentionne des paywalls à compteur, des essais payants et des abonnements de groupe.[6]

Substack se concentre sur l'abonnement payant direct, avec une logique de lecteur qui soutient un auteur. Les deux approches se défendent. Si vous ne comptez vendre que des abonnements à prix modéré, les outils publicitaires de beehiiv vous seront peu utiles.

Qui devrait choisir beehiiv

beehiiv a du sens si vous prévoyez de vendre des abonnements et que la commission de 10 % finirait par dépasser le prix d'un forfait. Il convient aussi aux équipes, aux éditeurs de plusieurs lettres et à ceux qui veulent des automatisations, des tests A/B ou des webhooks, listés respectivement dans Lite et Pro.[1] Le forfait gratuit permet de valider le format jusqu'à 2 500 abonnés avant de payer quoi que ce soit.

Pesez aussi la contrepartie. Un forfait fixe se paie même pendant un mois sans nouvel abonné, et le prix monte avec la taille de la liste. Le paiement annuel réduit la facture d'au plus 20 % selon la FAQ, mais vous engage sur un an.[1]

Découvrir beehiiv

Lien affilié : Vibarche peut recevoir une commission si vous souscrivez, sans surcoût pour vous.

Qui devrait choisir Substack

Substack convient à un auteur seul qui veut écrire tout de suite, sans abonnement à payer et sans réglages. Si la lettre reste gratuite, il ne coûte rien. Si elle devient payante à petite échelle, la commission reste inférieure au prix d'un forfait tant que les recettes ne dépassent pas le seuil calculé plus haut. Il n'y a pas de lien partenaire vers Substack sur cette page ; beehiiv est la seule des deux options proposée avec un lien partenaire.

Les limites à accepter : l'expéditeur des e-mails reste en @substack.com, le nom des abonnés ne figure pas dans l'export, et la part prélevée croît avec chaque abonné payant.[4][5]

Comment trancher en une heure

  1. Notez le nombre d'abonnés actuel, celui visé dans un an et le prix envisagé pour l'abonnement payant, s'il y en a un.
  2. Calculez les deux factures avec ces chiffres : 10 % des recettes plus Stripe pour Substack, forfait au bon palier plus Stripe pour beehiiv.
  3. Créez un compte gratuit sur chaque plateforme, importez une liste de test et faites un export.
  4. Vérifiez l'adresse d'expédition, le domaine et la marque visible dans un e-mail reçu.
  5. Décidez sur le coût à un an et sur la facilité de départ, pas sur l'éditeur le plus agréable.

Pour aller plus loin

Sources

Pages officielles consultées le 30 octobre 2026.

[1] beehiiv : Pricing

[2] Substack : Going paid

[3] Substack : How much does Substack cost?

[4] Substack : How do I set up my custom domain on Substack?

[5] Substack : How do I export my email list on Substack?

[6] beehiiv : Monetization