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Passer d'une règle de circulation à une logique exécutable
S4L-Prolog décompose la traduction juridique en rôles sémantiques, complétion de scène, mapping logique et génération de règles.

Le langage juridique est sous-spécifié
Les règles de circulation sont écrites pour des humains et reposent sur un contexte partagé. Prolog demande au contraire une structure explicite. May Myo Zin, Wachara Fungwacharakorn, Ken Satoh et Katsumi Nitta évaluent une traduction guidée en quatre étapes.
Quatre étapes structurées
S4L-Prolog extrait les rôles sémantiques, complète la scène, mappe les éléments vers une logique, puis génère les règles Prolog dans un même prompt guidé. Le framework est comparé à une traduction directe du langage naturel et à une traduction depuis un anglais logique.
Résultats rapportés
Sur un benchmark de 20 règles de circulation réelles, S4L-Prolog formalise correctement 75 % des règles, contre 60 % pour la traduction directe et 55 % pour l'anglais logique. L'analyse qualitative rapporte une meilleure capture des relations causales implicites, de la modalité déontique et des exceptions.
Interprétation éditoriale : séparer la compréhension de l'exécution
Un agent qui transforme une politique en action devrait publier les étapes intermédiaires : entités, hypothèses de scène, règles et exceptions. La structure rend la revue humaine possible et permet de refuser une règle lorsque le texte ne fournit pas assez d'information. Une sortie Prolog syntaxiquement valide n'est pas automatiquement juridiquement correcte.
Limites et statut de la source
Le benchmark contient 20 règles et ne couvre pas toute la variété du droit ni les conflits de juridictions. Une formalisation correcte dans un cas ne vaut pas autorisation d'agir sans validation compétente. Le document est un preprint ArXiv.
Source
May Myo Zin, Wachara Fungwacharakorn, Ken Satoh et Katsumi Nitta, « Structured Four-Stage Legal Translation: From Natural-Language Traffic Rules to PROLOG », ArXiv 2609.20334v1 : résumé et preprint, PDF.