Article · Cybersécurité
Profilage pré-arrestation : pourquoi l'inférence sur preuve incomplète reste fragile
Le benchmark PIJ sépare extraction, reconstruction d'une affaire et inférence de profils dans des dossiers criminels.

Trois niveaux de difficulté
Extraire un fait explicite n'est pas la même tâche que déduire une caractéristique absente du dossier. Le benchmark PIJ étudie cette différence sur 2 500 affaires d'homicide publiques provenant de cinq pays, avec les identités masquées.
Résultats rapportés
PIJ couvre le profilage criminel, la reconstruction du processus criminel et la prédiction du type de peine. Les performances se dégradent quand on passe de l'extraction vers l'inférence abductive sur un suspect inconnu. Les catégories liées à la motivation et à la relation victime-auteur sont les plus difficiles. Les auteurs rapportent aussi des écarts avec des experts et des biais récurrents liés au genre, à l'âge et à l'attribution du mobile. Une validation de recouvrement de 189 cas obtient un kappa de Fleiss de 0,866 ; l'évaluation humaine de 50 cas obtient un kappa de Cohen de 0,838.
Interprétation éditoriale
Dans un contexte sensible, la sortie devrait distinguer fait observé, hypothèse et champ inconnu. Le bon usage d'un modèle est au mieux l'aide à la structuration ou à la recherche de pistes, avec contrôle humain, jamais une décision automatisée sur une personne.
Limites
Les dossiers sont issus de décisions judiciaires publiques et ne représentent pas toutes les enquêtes non résolues. Les labels proviennent de catégories définies par le benchmark, et la diversité des systèmes juridiques rend les comparaisons délicates. Le contenu porte sur des violences criminelles.
Source
Résultats des auteurs, ArXiv 2609.19965v1 : résumé et preprint, PDF.