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Récupérer ce qui manque encore au contexte d’un coding agent

MSS-Complement traite la récupération documentaire comme un problème de couverture de preuves plutôt que comme un simple classement de passages.

Une preuve minimale relie modification de code, tests et décision d’un agent.

La pertinence ne suffit pas

Un agent de code a déjà vu une partie du dépôt lorsqu’il doit prendre sa prochaine décision. Un récupérateur qui classe les passages par similarité peut remplir la fenêtre avec plusieurs variantes d’un même fait et oublier une information nécessaire. « The Missing Complement » propose de récupérer l’ensemble minimal de preuves que l’état courant ne contient pas encore.

Les auteurs appellent ce problème state-conditioned minimal sufficient evidence recovery. La cible dépend donc de la trajectoire de l’agent, de ce qu’il a déjà observé et des faits requis par la décision suivante.

SERBench et MSS-Complement

SERBench évalue 500 états issus de 45 dépôts. Le benchmark conserve ce que l’agent a vu et crédite uniquement les ensembles qui couvrent tous les faits annotés comme nécessaires. MSS-Complement propose un petit ensemble, recherche ce qui lui manque et renvoie 4 à 8 unités intactes dans un budget de 6 144 tokens.

La méthode se distingue d’un reranking classique : elle construit un ensemble qui doit être suffisant, pas une liste de passages individuellement plausibles.

Résultats rapportés

À cinq éléments, une configuration récupère un ensemble complet pour 73,0 % des états ; à huit éléments, le taux atteint 80,6 %. Le reranking par embedding Qwen3 atteint respectivement 61,4 % et 72,4 %, tandis qu’un contrôle par similarité atteint 66,6 % à cinq éléments. Sur AMA-Bench, le prompt de réponse est réduit de 76,2 % et la précision dépasse de 2,08 points celle de l’agent mémoire de référence.

Les auteurs rapportent aussi qu’enlever un groupe requis d’un ensemble complet réduit la précision de localisation de réparation de 12,3 et 11,1 points selon l’exécuteur.

Lecture éditoriale

Un pipeline RAG pour agents devrait enregistrer l’état de connaissance, les exigences de la prochaine action et la couverture de chaque preuve. Une liste de documents « pertinents » n’est pas équivalente à un dossier suffisant pour décider.

Limites

Les résultats dépendent des annotations de suffisance, des dépôts et des exécuteurs évalués. Le gain ne prouve pas qu’une récupération compacte est toujours préférable : une décision mal spécifiée peut rendre la couverture trompeusement complète.

Source primaire : arXiv:2609.20050v1, PDF.

Brief visuel

Composition 1536×1024 : un agent abstrait au centre d’un dépôt de fichiers, plusieurs cartes de preuve déjà empilées et trois pièces manquantes qui s’emboîtent pour fermer un circuit. Palette graphite, blanc cassé, cyan et rouge corail en accent. Éviter tout texte lisible, logo ou écran de produit.